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| Rentrée scolaire 2010 | | | | Les mots d’ordre de la nouvelle année scolaire sont: rigueur, stabilité et réussite Debbie Horrocks Le 25 août 2010 - Il y a quelque chose dans l’air lors de la première journée d’école. Beau temps, mauvais temps, l’énergie et l’atmosphère sont différentes. C’est peut-être parce que les enjeux sont très élevés ou parce que cela nous rappelle quand nous étions jeunes. C’est peut-être parce que la première journée d’école et les 200 qui suivent jusqu’à la fin du mois de juin revêtent un aspect très important non seulement dans l’avenir de tout enfant, mais aussi dans l’avenir collectif du Québec. Au nom des 105 000 élèves des neuf commissions scolaires membres, l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) se prépare également pour la nouvelle année scolaire–une qu’elle espère servira à illustrer sa rigueur, stabilité et réussite. Il y a quelques questions importantes qui détermineront si ces qualités permettront de définir l’année scolaire. Rigueur - Les premiers étudiants issus du renouveau pédagogique entrent au cégep. Les onze années au primaire et au secondaire ont été marquées par un programme d’études progressif, mais parfois inégal, qui a été acclamé dans le monde entier comme un modèle, mais fort dénigré au Québec. En ce début d’année scolaire, l’ACSAQ se réjouit que la nouvelle ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport ait pris en considération les avis reçus et l’implantation des multiples modifications au bulletin et aux évaluations a été reportée d’un an. L’ACSAQ a toujours maintenu que le bulletin est un outil de communication destiné aux parents et qu’il doit être clair et concis et présenter des informations essentielles qui leur permettront de bien suivre le progrès de leur enfant. Les parents jouent un rôle important dans le progrès scolaire et le bien-être de leurs enfants, et ils doivent avoir les outils pour bien jouer ce rôle. Cela étant dit, l’ACSAQ ne croit pas qu’un bulletin unique national soit la réponse, ni peut-elle appuyer le plan du gouvernement visant à réduire radicalement la place des compétences dans l’évaluation de nos élèves. Il est d’une importance primordiale d’établir des programmes rigoureux et des objectifs transparents afin d’acquérir des connaissances; toutefois, cela ne signifie pas que l’objectif complémentaire visant à enseigner des compétences analytiques et de l’autonomie personnelle à nos enfants pour manipuler cette information devrait être dénigré. Nos enseignants et cadres ont travaillé tellement fort pour se servir de cette approche hybride. Ils continueront à le faire. Les résultats du Québec des examens internationaux démontrent, de façon constante, que nos élèves sont parmi les premiers dans certaines matières clés. Étant donné que les normes et les programmes sont en place, le moment est maintenant propice à la consolidation, et non pas la réalisation d’autres modifications. Stabilité - L’enseignement public anglophone constitue la pierre angulaire de notre communauté à travers le Québec. La base n’est pas toujours aussi solide qu’elle pourrait l’être et, pour cette raison, une vigilance constante est de rigueur. Au cours des prochains mois, l’ACSAQ devra étudier attentivement deux questions importantes. L’accès à l’école anglaise est une préoccupation constante. Au cours des prochaines audiences sur le projet de loi no 103 et les modifications proposées à la Charte de la langue française, l’ACSAQ défendra une formule qui pourrait contribuer à apporter une bouffée d’oxygène envers nos écoles publiques anglaises, tout en leur permettant de bien jouer un rôle en tant que défenseur, non pas adversaire, qui est chose absurde, de la langue française. Comme d’habitude, l’ACSAQ interviendra activement auprès de la bureaucratie gouvernementale pour dénoncer toute répercussion sur les processus décisionnels découlant de l’admissibilité à l’école anglaise. Le mois dernier, le premier ministre a confirmé la tenue d’un sommet sur l’éducation qui traitera des questions sur la gouvernance de l’enseignement public ainsi que l’avenir des commissions scolaires élues. À titre du seul niveau de gouvernement élu directement par les membres de la communauté anglophone, les commissions scolaires anglophones du Québec sont une voix importante en matière de stabilité et de représentation. L’ACSAQ sera vigilante et continuera à plaider pour cette voix. Réussite - Les outils sont définitivement en place pour une année scolaire fructueuse. L’ACSAQ et les syndicats représentant le personnel enseignant, professionnel et de soutien ont conclu des ententes de principe visant à dispenser des services de qualité à nos enfants dans les années à venir. Des ressources supplémentaires sont en place et un nouveau programme de bonification de la rémunération reconnaîtra les efforts supplémentaires des enseignants auprès de leurs élèves. Dans le secteur anglophone, le taux de diplomation élevé au secondaire demeure une composante clé de la réussite scolaire des élèves. L’ACSAQ est un partenaire important dans ce nouvel effort de la part du gouvernement à l’égard de la persévérance scolaire. Cette initiative vise un taux de diplomation de 80 pour cent pour l’année 2020. En moyenne, notre système a déjà atteint cette cible. Cette année et chaque année, la réussite sera mesurée en améliorant davantage ce taux de diplomation. Lors de cette première journée d’école, que vous accompagniez votre enfant à l’école ou que vous vous rappeliez des souvenirs de votre première journée d’école, l’enseignement public exige la participation et le partenariat de tous les Québécois. Une année scolaire remplie de rigueur, de stabilité et de réussite en dépendra. Debbie Horrocks est présidente de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec. | | |
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